Caribouuu sur les traces des toubibs

miércoles, marzo 22, 2006

Incruste professionnelle



FooooOOOooormidable
! Première expérience toubibiesque: Le COLLOQUE. Ou " Comment se faire draguer par des dizaines de labos à base de stylo-nespresso-lampes phosphorescentes et autres gadgets-trop-dla-bombe".

M'étant déguisée en jeune médecin. Ayant travaillé mon style décontracté de rebouteuse en puissance, je me suis imiscée dans la foule d'hépato-gastro (glamouuuur z'avez même pas idée) qui s'est précipitée au palais des Congrès (rien de moins) pour les 30èmes (déjà) Journées Francophones des Pathologies Digestives. Si c'est pas séduisant ça.

En moins de deux, on m'a affublée d'une sacoche d'un violet tirant très très facilement vers le moche et remplie de tas de bricoles que vous m'envierez tous. Le must des cadeaux: une montre sublimissime aux couleurs des JFPD (pour faire in 'faut utiliser les acronymes...alors je m'exerce). Le barbu a voulu me la voler tellement elle était belle. J'aurais préféré une montre barbie mais bon, c'est pas grave, je m'y fais d'avoir un colon en arrière plan. (le profil de Ken aurait été plus attractif, mais ils y connaissent visiblement rien en marketing les hépato-gastro).

Enfin, c'est assez effrayant de voir le business qui tourne autour des blouses blanches. L'offensive séduction des labos est peu subtile mais à l'air de fonctionner. On finit parkinsonien à force de se faire offrir douze cafés et des "petites bouchées" chicos. Seul inconvénient à la dégustation des espressos: entendre parler de coloscopie et de nouvelle caméra ultra-souple qui peut même atteindre la dernière anse de l'intestin grêle. Elle est pas formidable la vie?



Le seul labo qui a toute mon admiration et dont le stand dénotait d'un poil à côté de Sanofi-Aventis et de Roche: j'ai nommé la merveilleuse AXCAN. En lieu et place des salons cosy des autres labos, une fausse cabane en rondins de bois, un ours en carton taille réelle, des feuilles d'érable everywhere et de la Blanche de Chambly ou de la Maudite (dla bière, incultes!) plutôt que des petits fours. Z'ont pas la classe, les firmes pharmaceutiques québécoises? Il parait que ça marche d'enfer de miser sur le folklore québécois. Moi je comprends pas...Et après on s'étonne que je sois chambrée à TOUS CRINS (fier de moi, le Sauvage des Iles?)

Bref, sur ce, je file manger deux ou trois macarons et faire semblant d'écouter les communications (parce qu'après tout, c'est pour ça qu'on m'y a envoyée...) mais je doute qu'un topo sur la sécrétion d'adiponectine par les adipocytes de la graisse viscérale dans le syndrome métabolique ne vous fascine autant que moi.

Mes hommages.
PS: vous m'aimerez quand même si je deviens comme eux?

2 Comments:

At 12:26 p. m., Anonymous Anónimo said...

tu m'affiches, je suis d'une humeur de crin

 
At 7:38 p. m., Anonymous Anónimo said...

depuis quand le docteur Roce à des nichon?

 

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